Simone Picciotto nous a quitté

Une grande artiste vient de disparaître, décédée le 25 juillet à Paris. La fluidité était et sera son territoire de vie dans les confins enchantés des corps magnifiés, ceux de l’éternelle inguérissable enfance et d’un imaginaire vif et débridé. Art syncrétique d’innocence absolue.

Simonne Picciotto créait des êtres-racines nés des sources archaïques du psychisme profond, dans un va-et-vient constant et fusionnel entre ses mondes intimes et rêvés. Percutante aventure de lignes, de formes et de couleurs.

Sa chromatique agissante et solaire bouscule toute convention attendue, et l’œil voyage en bienveillante sidération dans l’étrangeté généreuse de ses fiévreuses scénographies.

« Celui qui regarde doit recevoir de la tendresse, de la sensualité, de l’énergie. Mes personnages sont des aimants, plutôt que des amants. » dit-elle.

Christian Noorbergen, le 29 juillet 2026