Charles PASINO

Je suis un imagier, un fabricateur d’images, taillées ou peintes. Le dessin est pour moi une nécessité, la peinture un besoin, la sculpture une évidence.
Il fut un temps, naguère à peine, où l’on demandait à un peintre : « peignez-moi donc une pomme, un sein, un cheval… » Et voilà que le rapin vous torchait une Vanité, une Suzanne au bain, une bataille… selon. C’était au temps où le peintre avait clients, et aussi clientèle.

Aujourd’hui, on lui demandera plutôt de justifier d’un public, de faire des dossiers, voire de « passer à la télé ». Je ne suis pas photogénique, je chante faux et je n’ai pas la télévision, alors… je peins, je dessine, ces sortes de choses.
Dilettantisme ? Pourquoi pas, c’est bien là un des derniers refuges de la liberté.

Charles Maurice PASINO

Homo PictorSculptorQue

Je suis d’essence italo-auvergnate, né un 4 juillet à Nice, il y a de bien nombreux  lustres déjà.
*

                     J’ai vendu mes premiers dessins dans la cour de l’école primaire, me faisant payer en billes de verre.
En devenant grand, après quelques vagabondages en Europe et alentours, je fréquente assidument une académie de dessin, j’acquiers les techniques de l’estampe et celles de la mosaïque, tout en collaborant avec un atelier de reliure d’art et une verrerie à Opio. J’apprends, quoique difficultueusement, la peinture et son latin et, plus tard, pénètre quelques arcanes de la terre cuite.

__________________________________________________________

Quelque soit l’époque, le genre, le style et le sujet, un tableau se conçoit comme « un ensemble de surfaces colorées conjuguées en un certain sens et dans un format donné ou, parfois, imposé ». Maurice Denis l’a clairement énoncé à la fin du XIXe, mais quoique nombre de savants aient essayé de dépiauter la chose au travers de savantes exégèses et complexes géométries, les artistes et amateurs le ressentaient intuitivement depuis des siècles, et même depuis l’origine de la peinture.
Braque enfonce le clou et je fais mienne sa sentence : « Le peintre ne tâche pas de reconstituer une anecdote, mais de constituer un fait pictural. ».

Je ne peins jamais pour délivrer un “message” ou illustrer quoi que ce soit… Le sujet éventuel ne sera toujours qu’un sujet qu’il faut considérer hors de son genre ou de qu’il représente : une femme nue ou un bouquet de fleurs. Bien évidemment, on peut « raconter » quelque chose, raconter une émotion, un sentiment… Mais la peinture ne peut se limiter à cela, une peinture réussie déborde du cadre. Le drame est que cela ne « fonctionne » pas toujours, ou pas de la même façon pour l’un ou l’autre, et même pour moi. Il faut alors recommencer et, parfois seulement, trouver l’entièreté plastique.

pasino@free.fr

https://charles-pasino.fr/

AGENDA
de l'artiste

Galeries &
collections

Sculpture