Nom d'artiste
Patrick VINAY
Techniques employées
Photographie
Biographie
Je travaille depuis 23 ans dans des laboratoires photographiques professionnels. Actuellement chez Central
Color, à Paris, j’ai en charge différentes fonctions de retouche, calage chromatique, montage, maquette, prise de vue en
studio, tirages au ml 150 et préparation d’expositions.
A 22 ans, amateur de jazz, j’ai commencé à photographier les musiciens qui se produisaient sur scène, dans le sud de la
France. Mes images ont été diffusées dans les publications du Conseil Général et dans le Midi Libre. J’ai exposé à
Montpellier dans des bars comme le «Bec de Jazz» et dans la galerie de la librairie Sauramps.
Je commence le portrait en 1988. Dans la rue d’abord. J’arpente la ville à la recherche de visages et de corps insolites ;
j’essaie de saisir les expressions les plus naturelles possibles, les postures particulières des gens surpris par ma présence
et par leur environnement immédiat. Ensuite, je me mets à photographier les personnes de mon entourage. Je fais des
prises de vue d’ambiance, sur le vif, et puis des prises plus posées, avec des éclairages plus recherchés, en intérieur,
mais aussi en extérieur, dans des endroits désaffectés, en cours de construction ou de démolition. Ce travail m’apporte
beaucoup au niveau de l’utilisation de l’éclairage, ce dernier devenant de plus en plus précis à force de le diriger ; mais
aussi de la lumière naturelle... J’expose encore à plusieurs reprises à Montpellier.
En 1991, je pars à Paris où je travaille dans un laboratoire photographique professionnel, spécialisé dans le cinéma. Mon
intérêt est immédiat pour ce médium ; j’enchaîne les séances dans les salles de cinéma art et essai : Fellini, Bresson,
Godard, Griffith... C’est une période où je ne fais presque plus de photographies, mais où je me sers de mes portraits
pour les reproduire sur toile à l’huile.
Je me dirige ensuite vers l’abstraction, en m’intéressant au modèle du Zone Système, procédé employé en photographie
n&b, que j’ai découvert lors des cours que j’ai pris à l’université de Marseille, département des Métiers de l’Image et du
Son, sous la direction de L. Gaudart, Maître de Conférence et Y. Bouvier, Assistant, en 1989. De façon pratique, le terme
zone est surtout utilisé pour définir une échelle ou une courbe d’exposition du négatif. Je peins une série d’aplats à
l’huile qui vont du blanc au noir pur, en passant par huit zones de gris plus ou moins dense, selon le découpage visuel en
dix zones ; sur chaque toile, figure un bas relief... Sur le blanc pur, par exemple, le « piquet » d’un albatros orne la toile.
Je peins, ensuite, des aplats colorés correspondant au cercle chromatique ; la lecture de Goethe sur « la théorie des
couleurs » est pour moi fondamentale.
En 1996, je reprends la photographie n&b en travaillant sur le paysage, principalement au moyen format (6x6 cm). Je
photographie surtout en automne et en hiver, en Normandie ou en Bourgogne. Sous la pluie, dans le froid, dans la
brume... à la recherche d’une nature mystérieuse... de la poésie de la terre ... Capter la lumière à cette période de
l’année est pour moi un grand moment d’émotion ; la percée du soleil rasant, après la pluie, sur la nature détrempée...
un moment intense et éphémère. C’est un sujet qui a l’avantage de laisser une grande liberté d’action, que ce soit le
cadrage, le lieu ou la lumière ; la pose longue est un atout supplémentaire.
En 2003, je photographie Lisbonne en janvier. La lumière rase les façades. Les rues montent et descendent, de colline en
colline, recouvertes de petits pavés blancs... Je veux qu’il n’y ait personne sur ces images, ou juste quelqu’un au coin
d’une fenêtre... Je photographie l’architecture, les couleurs des pierres ou la ville la nuit...vide...parfois comme un décor.
J’attends que tout s’immobilise ou presque pour ne plus voir que les murs, les azulejos, les plantes, les détails des
façades...
Un peu plus tard, les individus entrent dans mon champ de vision, plein cadre. Je travaille avec une vitesse d’exécution
rapide et discrète. La présence des passants me devient essentielle : leurs mouvements, leurs gestes, leur oisiveté...
j’aime les voir évoluer ... Je pense aux décors de cinéma, dans les lieux où la lumière et les éclairages artificiels s’y
prêtent. Les hommes s’y fondent, tels les fantômes des premiers films de Fritz Lang, muets, musicaux...
L'Asie du sud-est est pour moi une vraie révélation de ces prises de vue rapides, presque invisibles... Les Asiatiques se
prêtent bien à l'image. Leur vie s’offre au regard dans la rue et sur les trottoirs. Partout et à toute heure, les femmes
tiennent leurs petits commerces... dans une continuité de mouvements immuables et une rapidité d’exécution
stupéfiante. Les pièces d’habitation, éclairées la nuit, sont ouvertes sur la rue. Le trottoir prolonge l’habitation et le soir
on s’y repose...
Formation
IUT photographie prise de vue – laboratoire à Montpellier
Ecole d’Arts Plastiques à Paris
Expérience
Photographe indépendant à Montpellier pour Midi Libre et le Conseil Général ;
puis 23 ans d’expérience en laboratoire photographique professionnel
en tant que technicien (tirage grand format, retouche, équilibrage chromatique, etc…
Expositions
Plusieurs expositions dans des bars-restaurants, dans plusieurs librairies, ainsi que différents lieux dans le cadre des portes ouvertes à
Paris
.
Localisation
06 27 24 07 54 patrick.vinay@gmail.com - www.anversauxabbesses
Internet
Email : écrire
Web :
pose.temps.free.fr